|
|
-
I) les Marbres d'Arundel (ou les
dits Marbres Pariens ou la Chronique de Paros) du IIIe s.
av. J.-C.
II) le Dictionnaire
de Suidas ou Soudas est un recueil datant du Xe siècle
ap. J.-C.
lII) Les fragments de papyrus alexandrins
découverts en 1887 en Egypte. |
|
I)
les Marbres d'Arundel (ou les Marbres Pariens ou la Chronique de
Paros) proviennent peut-être de l'île grecque
Paros. Ils furent gravés au IIIe siècle av. J.-C.,
en 264-263 av. J.-C. par un anonyme grec. Ils furent découverts
on ne sait exactement où au XVIIe siècle et achetés
par Thomas Howard, comte d'Arundell (1580- Padou 1646) ferru d'art
et d'antiquité qui les ramena en Angleterre en 1627. Son
petit-fils les offrit à l'Université d'Oxford où
ils sont toujours exposés au Musée
Ashmolean d'Art et d'Archélogie.
La
Chronique de Paros ici photographiée retrace les événements
importants de l'histoire grecque littéraire et politique
depuis la fondation d'Athènes jusqu'en 264 av. J.-C.. L'exil
de Sappho y est évoqué à l'époque 36,
entre 605 et 591 av. J.-C.. Puisque
le marbre fut gravé par un anonyme grec en -264, l'exil de
Sappho date aux alentours de 596 av. J.-C. |
Ci-dessous deux traductions du
passage sapphique du marbre de Paros altéré par endroit
:
-
In
Alcée Sapho
par
Théodore Reinach et Aimé Puech
(éd. Les Belles Lettres 1937 -
p.167 pour l'éd. 1989)
|
-
In
Sappho Poèmes et Fragments
texte
établi et traduit par Philippe Brunet (éd.
L'Age d'homme, 1991)
|
|
" Depuis l'époque
où Sappho s'embarqua pour la Sicile, exilée, il s'est
passé 334 ans ; était archonte à Athènes
Critias l'Ancien ; à Syracuse, le pouvoir était aux
mains des Gamoroi " |
"Depuis
que Sappho était partie en exil quittant Mytilène
pour gagner par la mer la Sicile ... le premier Critias était
archonte à Athènes, et à Syracuse les Propriétaires
Terriens avaient le pouvoir [sans doute vers 604]" |
II) le
Dictionnaire de Suidas ou Soudas est un recueil datant du Xe siècle
de notre ère contenant deux notes biographiques qui distinguent deux Sappho toutes deux poètesses, la première
avec force détails familiaux, la seconde se suicida pour Phaon
au sommet de Leucade. Ci-dessous les versions de ces textes grecs :
|
In
Alcée Sapho
par
Théodore Reinach et Aimé Puech
(éd. Les Belles Lettres 1937 - p.167
pour l'éd. 1989)
|
In
Sappho Poèmes et Fragments
texte
établi et traduit par Philippe Brunet (éd.
L'Age d'homme, 1991)
|
|
"Sappho, fille de Simon, - ou, selon d'autres, d'Eunominos,
ou d'Eurygios, ou d'Ekrytos, ou de Sêmos, ou de Kamon, ou
d'Etarchos, ou de Skamandrônymos, - avait pour mère
Kléïs ; elle était native d'Erésos dans
l'ïle de Lesbos. Poétesse lyrique, elle florissait vers
la 42e olympiade (612-609 av. J.-C.), où vécurent
aussi Alcée, Stésichore et Pittacos. Elle eut trois
frères : Larichos, Charaxos, Eurygios. Elle épousa
Kerkylas, homme très riche, venu d'Andros, et en eut une
fille qui reçut le nom de Kléïs. Elle eut trois
compagnes ou amies : Atthis, Télésippa, Mégara
; la calomnie a incriminé leur rapports. Ses élèves
furent Anactoria de Milet, Gongyla de Colophon, Eunica de Salamine.
Elle écrivit neuf livres de chants lyriques, et inventa la
première le plectre. Elle composa aussi des épigrammes,
des vers élégiaques, des iambes et des monodies." |
"
Sapho, fille de Simon, - ou, selon d'autres, d'Euménos, d'Eérigyos,
d'Ecrytos, de Sémos, de Camon, d'Etarchos ou de Scamandronymos
; sa mère s'appelait Cléis ; Lesbienne d'Erésos,
poétesse lyrique, vivant aux alentours de la 42ème
Olympiade [612-608 av. J.-C.], de même qu'Alcée, Stésichore
et Pittacos ; eut trois frères, Larichos, Charaxos, Eurygios
; épousa le très riche Cercylas, venu d'Andros ; eut
de lui une fille, appelée Cléïs ; avait trois
compagnes et amies, Atthis, Télésippa, Mégara
; fut calomniée pour ces amitiés qu'on qualifia d'impures
; eut pour élèves Anagora de Milet, Gongyla de Colophon,
Eunica de Salamine ; a écrit neuf livres de chants lyriques
; la première inventa le plectre ; a aussi écrit des
épigrammes, des élégies, des iambes et des
monodies.
Sappho, Lesbienne de Mytilène, joueuse de lyre : cette Sappho
se jeta dans la mer du haut du rocher de Leucate par amour pour
Phaon le Mytilénien. Certains ont dit qu'elle avait aussi
écrit de la poésie lyrique. " |
-
lII) LES FRAGMENTS DE
PAPYRUS ALEXANDRINS DECOUVERTS EN 1887...
-
-
...lors des fouilles archéologiques à
Oxyrhinchus ou Oxyrhynchos en Haute Egypte datent du IIe ou IIIe siècle
apr. J.-C.. Le papyrus n° 1800 apporte les informations déjà
données dans le Dictionnaire de Suidas écrit au Xe siècle
et connu dès cette époque et ajoute "à la
laideur morale" la laideur physique de Sappho et la liaison de
son frère Larichos avec Doricha. Voici quelques versions de
ce papyrus en grec :
-
-
-
-
-
-
|
In
Alcée Sapho
par
Théodore Reinach et Aimé Puech
(éd. Les Belles Lettres 1937
- p.167 pour l'éd. 1989)
|
In
Sappho Poèmes et Fragments
texte
établi et traduit par Philippe Brunet (éd.
L'Age d'homme, 1991)
|
| "Sur
Sap]ho. [Sapho, par sa famille] était Les[bienne de
la ville de Mit]ylène ; elle avait pour père
Skam]andrôny[mos ; en fait de frères], elle en
eut trois [Er]i[gyos et La]richos, et leur aî[né
Char]axos, qui s'en alla e[n Egypte], et pour une certaine
Dôricha... Il dépensa la plus grande partie de
sa fortune. Larichos [le plus jeune] fut son préféré.
Elle eut une fille, Kléis, qui portait le nom de sa
mère. Elle a été critiqué par
certains comme déréglée et éprise
des femmes ; elle était, dit-on, d'un physique vilain
et fort laide, car elle avait le teint sombre et était
de taille très petite..." Ce qui suit ne se prête
plus à une traduction continue ; l'autorité
de Chaméléon y est invoquée ; il y est
dit que Sapho écrivit en éolien ; qu'elle composa
des poèmes lyriques et des élégies. |
"Sur
Sappho : Sappho, par sa famille, était Lesbienne,
de la cité de Mytilène. Son père s'appelait
Scamandros, ou, selon certains, Scamandronymos. Elle avait
trois frères, Eriguios, Larichos et Charaxos, l'aîné,
lequel fit voile vers l'Egypte, se lia avec une certaine Doricha,
et dépensa pour elle la plus grande partie de sa fortune.
Le jeune Larichos avait sa préférence. Elle
eut une fille, qu'elle nomma Cléïs du nom de sa
propre mère. Elle fut accusée par certains d'être
anormale et d'aimer les femmes. Elle avait un physique ingrat,
elle était même tout à fait laide : elle
avait la peau sombre et était de très petite
taille (
) Elle utilisa le dialecte (éolien),
écrivit
livres de poésie lyrique, un livre
d'élégies et de
" |
-
-
- Rappelons
que le papyrus d'Oxyrhynchus ajoute à la " laideur morale,
la laideur physique " : " Elle a été critiquée
par certains comme déréglée et éprise des
femmes ; elle était, dit-on, d'un physique vilain et fort laide,
car elle avait le teint sombre et était de taille très
petite."
|





|