Dictionnaire et pensum lesbiens en cours d'élaboration de www.saphisme.com  

 
fr. suivi d'un n° correspond au fragment de Sappho, sauf indication contraire, du livre Alcée-Sapho texte établi et traduit par Théodore Reinach Membre de l'Institut avec la collaboration de Aimé Puech (1937, éd. Les Belles Lettres, 5e tirage 1989).
Achéron Fleuve des Enfers (Hadès) représentant la douleur traversé par les morts sur la barque du nocher Charon. - fr. 78, 95. - fr. 95 Pigeaud - La Berceuse saphique simple par Daniel Aranjon (2006)
Alcée poète grec né à Lesbos contemporain de Sappho. (retour, XXe Noël-Jeandet)
Amies de Sappho lire notre article sur les femmes dans l'oeuvre de Sappho.
   
Atthis amie de Sappho (retour, XXe, Noël-Jeandet) lire notre article sur les femmes dans l'oeuvre de Sappho.
Aurore n. f. 1) lueur brillante et rosée qui suit l'aube et qui précède le lever du soleil ; l'aube est elle-même la toute première lueur du soleil levant - 2) par extension le moment où le soleil se lève. "Aurore (Eos en grec) à doigts de rose" est une image poétique employée par Homère. "Aurore aux bras de roses" : fr 58 Pigeaud - les fr. 103, 123 par Pigeaud ; fr. 58 par D.A. Campbell, ou Yves Battistini offrent "Aurore aux sandales d'or" qui rappelle la marche d'Hélios. Le long fr. 96 par Reinach ou par Pigeaud use de la "lune aux doigts de rose". le fr157 Pigeaud "sainte Aurore" -
brisants n. m. pl. écume qui se forme sur un écueil, c'est à dire sur un rocher ou un banc de sable à fleur d'eau contre lequel un navire de se briser ou s'échouer. (retour, XXe, Noël-Jeandet)
buccin n. m. trompette romaine. (retour, XXe, Noël-Jeandet)
Byssos
« Byssos : n. m., Tissu fait avec des fibres de plantes d’identification très douteuse. - ENCYCL. Suivant Hérodote, les momies égyptiennes étaient enveloppées d’une byssinê sindôn. Le byssos a été connu de la plupart des peuples orientaux, notamment des Hébreux, et il est mentionné dans l’Evangile (Luc, XVI, 19). En Grèce, on le cultivait surtout en Elide, et on le travaillait à Patras dont le linum byssinum, suivant Pline, se vendait au poids de l’or ; c’était semble-t-il un lin très fin, une sorte de bastide. » d'après le Larousse en 6 vol. de 1930. Le Grand Robert de la langue française en 6 vol. 2 éd. 2000 édite l’article : « Byssus : anciennement, tissu de lin très fin, très estimé …» (in Mörike)
Charites
Nom générique des déesses de la Grâce, chez les Grecs. Filles de Zeus et d'Eurynommé, ou d'Hélios et d'Eglé, suivant les traditions. Elles étaient associées à plusieurs grandes divinités : Zeus et Héra, Apollon, Dionysos, Aphrodite, Harmonia. Après variations sur leur nombre et leurs noms, un groupe de trois Charites : Euphrosyne, Thalie, Aglaé s'imposa aux poètes et aux artistes de l'époque classique. (retour, XXe, Noël-Jeandet)
Charybde et Scylla

Charybde monstre marin est la personnification mythologique d'un tourbillon marin réputé dangereux dans le détroit de Messine séparant la péninsule italienne de la Sicile. Trois fois par jour, Charybde, engloutissait l'eau de mer et les navires attirés par les tourbillons. Les marins qui cherchaient à l'éviter tombaient sur le rocher de Scylla, du côté italien, monstre à six têtes qui à son tour les dévorait. Ulysse dans l'Odyssée réussit à naviguer entre les deux monstres, mais six de ses compagnons y périrent. D'où l'expression tomber de Charybde en Scylla, ou de mal en pis. Apollinaire : "Il ne tournera plus au remous de Scylla".

Charybde est la fille de Poséîdon (dieu de la Mer) et de Gaïa (déesse de la Terre) ; animée d'un appétit féroce elle vola des boeufs à Héraklès pour les manger ; punie par Zeus, elle fut reléguée dans le goufre marin du détroit de Messine.

Scylla est une nymphe fort belle et fort orgueilleuse, le dieu marin Glaucos en tombe amoureux mais elle se refuse continuellement à lui. Pour parvenir à ses fins, Glaucos appelle à l'aide la magicienne Circé. Celle-ci éprise de Glaucos est jalouse de Scylla et se venge en préparant un poison dans la fontaine où se baigne régulièrement la nymphe Scylla. La nymphe si belle en se baignant se métaporphosa en un montre hideux à six têtes de chien et à six pattes griffues. Désolée de sa laideur soudaine, elle s'établit sur un rocher en face du goufre Charybde. Elle effrait les matelots qui se sentent attirés par le monstre qui les dévore.

Charon fils d'Erèbe et de la Nuit, Nocher des Enfers qui reçoit les âmes des morts et leur fait traverser l'Achéron (fr. 78, 96) contre obole.
cherrez du verbe "choir" tomber, écrouler (s') au futur smple : je choirai ou je cherrai , vous choirez ou "vous cherrez chez les morts sur le sombre gazon" (Apollinaire). Le "vous" semble dans ce poème apollinairien "le blanc chapeau d'Ophélie"
Chio ou Scio île grecque de la mer Egée. voir la carte. (XXe Dandicolle, XXIe Aranjo)

[En 1822, le massacre de Chio : les Turcs éliminent toute la population de l'île (60 000 victimes) et emmènent les femmes survivantes en esclavage.]

Cocyte

avec majuscule Géogr. anc. Rivière de l'Epire, affluent de l'Achéron ; le Vouvo actuel, en Grèce. En Mythologie fleuve des Enfers (Hadès), décrit tantôt comme un affluent de l'Achéron, tantôt comme un bras du Styx. Le mot Cocyte sgnifie "le gémissant" du grec kôkutos, lamentations. (retour, XXe Noël-Jeandet)

n. m. avec minuscule cocyte : marais ou autre lieu sombre et bourbeux.

Cythère
île grecque au N.-O. de l'île de Crète consacrée à Vénus ou Aphrodite. voir Carte Cythérée est le surnom d'Aphrodite honorée à Cythère. Aphrodite aurait jailli de l'écume (Aphros) de la mer s'abattant sur les rivages de l'une des trois îles : Chypre, Paphos ou Cythérée. Cythère est donc une île enchanteresse, patrie allégorique des Amours que Watteau a rendu célèbre avec L'Embarquement pour Cythère (1717- Le Louvre) (XXe, Dandicolle qualifie "sa Sapho" de Néréide, de "blonde enfant de Cythère").
dactyle

n.m. du gr. dactylus "doigt".

Poésie antique : pied formé d'une syllabe longue suivie de deux brèves par allusion au doigt formé d'une grande phalange et de deux petites. par comparaison la phalange, élément du doigt lui-même partie de la main correspond à la syllabe élément du pied lui-même partie du vers. Le vers français est syllabique c'est à dire qu'il se mesure par le nombre de syllabes d'où la confusion perpétuelle et illogique en France entre la notion de pied et de syllabe, unité phonétique. La métrique ou la longueur ou la mesure d'un vers caractérisée par le nombre de pieds est différente de la durée d'un vers.

dactyle = —UU

2° en botanique le dactyle est une herbe de la famille des graminacées ou graminées dont la tige fournit la paille. (même famille que riz, blé, ivraie, avoine, seigle, chiendent...)

dactylique adj. qui se rapporte au dactyle, hexamètre dactylique.
Démeter Déesse grecque de la fertilité, mère de Perséphone, assimilée à la déesse romaine Cérès.
dimètre n. m. et adj. du préfixe di deux et de mètre "mesure" en grec. qui possède deux mesures ou deux pieds, vers de deux pieds.
Dryade

n. f. nymphe (nom des déesses de rang inférieur) qui hante les bois et les arbres. Les dryades étaient des nymphes qui vivaient dans les forêts, dont elles incarnaient la force végétative. Elles différaient des hamadryades, en ce qu'elles n'étaient pas des prisonnières faisant corps avec les arbres. Elles pouvaient errer en liberté, danser autour des chênes (leur occupation favorite) et même épouser de simples mortels ; elles-même étaient non pas immortelles, mais de très longue durée. On les représentait sous la figure d'une belle jeune fille, dont le corps se terminait en une sorte d'arabesque, imitant un tronc d'arbre. (retour, XXe Noël-Jeandet).

Dryade ou dryas : n. f. en botanique genre de rosacées, comprenant des sous-arbrisseaux buissonnants à fleurs pédonculées, solitaires.

ellébore n.f. Plante herbacée dont la racine a des propriétés purgatives et vermifuges qui passait autrefois pour guérir la folie. (retour, XXe Noël-Jeandet)
Elvire muse du premier des poètes romantiques français Alphonse de Lamartine.
épigramme n. f.
épithalame n. m.
Erynies
n.f.pl. Divinités infernales grecques, assimilées aux Furies par les Romains. Filles de Gaïa fécondée par le sang d'Ouranos (le ciel) que Cronos (le Temps) venait de mutiler. Alecto, Tisiphone et Mégère châtient les crimes dont la démesure, l'homicide ou les crimes contre la famille ou l'ordre social. Avec leur corps ailé, leur chevelure de serpents, munies de torches et de fouets, elles tourmentent leurs victimes et les frappent de folie. Dans la tradition tardive, elles jouent le même rôle aux Enfers, où elles torturent les âmes des injustes. in Leopardi Dernier chant de Sapho (déf. du L.P.R.)
foulon
n.m. (du latin fullo et fullare "fouler une étoffe"). Le foulon (ou fouleur) est l'ouvrier qui effectue l'opération du foulage d'une matière (tissus, peaux, cuirs, raisins) et plus précisement des draps, feutres, laine pour leur donner une certaine compacité et épaisseur. (en mégissserie c'est l'appareil à battre les peaux). Moulin à foulon : machine servant au foulage des tissus - Terre à foulon : argile servant au dégraissage du drap destiné au foulage - le foulonnier est le propriétaire de moulins à foulon - la foulerie est l'atelier à fouler - le fouloir à raisins - le fouloir du dentiste - Dans La Berceuse saphique simple par Aranjon (2006) : "Dehors, la lueur d'un fleuve, (...), qu'on nomme le temps/Dors (...) Dors chaudement/contre moi jusques à demain et au cri d'aube/ froide sur notre âme du foulon" Faut-il comprendre : Dors jusqu'au cri du foulon sur notre âme à l'heure de l'aube froide ???? Le foulon, autre symbole du temps, n'est pas associé au chant du coq qui réveille mais à un cri humain de fouleur : le temps "piétine", "use" certes notre corps mais "foule" aussi notre âme, lui donne la texture riche d'un tissu ...sensualité (maternelle) drapée...
Hadès fils de Cronos et de Rhéa - dieux des enfers, mari de Perséphone - en latin Pluton - la maison d'Hadès est donc le royaume des morts délimité par cinq fleuves : le Styx (haine mortelle), l'Achéron (la douleur), le Cocyte (lamentations) le Pyriphégéton (l'enflammé) le Léthé (l'oubli). Le chien de garde Cerbère interdit aux morts de s'échapper. (retour XX Noël-Jeandet)
Hamlet et Ophélie
La tragique Histoire de Hamlet, prince du Danemark (1602) pièce de Shakespeare inspirée des Histoires tragiques (1580) écrites par François Belleforest (1530-1583) et d'une chronique danoise de Saxo Grammaticus du XIIe siècle. Hamlet prince du Danemark simule la folie pour venger son père feu roi du Danemark assasiné par le frère du roi, Claudius avec la complicité de son amante la mère d'Hamlet, Gertrude reine du Danemark. Hamlet délaisse sa fiancée Ophélie qui devient folle et se noie dès qu'Hamlet s'aperçoit que le père de celle-ci Polonius est du côté de l'usurpateur. Hamlet meurt lors d'un duel contre le frère d'Ophélie mais a le temps de tuer l'assassin de son père et la mère meurt empoisonnée par une boisson préparée par son fils. La pièce décrit un nouvel Oreste, Hamlet indécis, hésitant, une nouvelle Clytemnestre, Gertrude et une Ophélie qui dans sa didascalie chante le gazon vert, la neige des monts, les fleurs tendres ou la Saint-Valentin mais chante aussi la vieillesse et la mort. Soumise à son père puis à Hamlet, innocente prise dans un sentiment de culpabilité, Ophélie se noie. Dans son poème Languissez languissez blanc chapeau d'Ophélie, Apollinaire évoque par l'intermédiaire d'Ophélie et du rocher de Leucate le thème du suicide par noyade.
hapax En linguistique, un hapax est un "mot, une forme, un emploi dont on ne peut relever qu'un exemple (à une époque donnée)" (Le Petit Robert) Marguerite Yourcenar dit : "Sappho ; c'est un exemple unique, un " hapax " comme on dit quand on est pédant en matière de grammaire".
Hécate
Déesse, fille des Titans Persès et Astérié (soeur de Léto). Hésiode la décrit comme source de bienfaits pour les hommes - richesse, victoire, sagesse, chance pour les chasseurs et pêcheurs. Cependant elle est souvent associée à Perséphone la reine des Enfers. Accompagnée de chiens hurlants et affublée d'un grand flambeau pour voir la nuit, elle erre avec les âmes des morts, et à tous les carrefours on lui sert une obole ou on lui sacrifie des chiens. Elle est maléfique, messagère des démons et des fantômes. Elle est parfois représentée par trois têtes : celle de Séléné (la Lune), d'Artémis (la chasse) et de Perséphone (la Mort). Voir Apollinaire qui fait rimer Hécate (=la lune) et le rocher de Leucate tandis que Baudelaire associe Leucate et frégate dans Lesbos.
hélix n. m. Ourlet du pavillon de l’oreille. Difficile de ne pas songer au sonnet mallarméen où onyx rime avec Phénix, ptyx, Styx, nixe et fixe. (retour, XXe Noël-Jeandet)
Héro Prêtresse d'Artémis (déesse de la chasse) ou d'Aphrodite (déesse de la beauté) à Sestos. Héroïne du poème Héro et Léandre de Musée et de deux lettres des Héroïdes du poète latin Ovide. Voir Léandre (XXe Dandicolle)
   
homo

Du grec, "même", "semblable" (anthropos = homme en grec),

D'après les paléontologues, l'homo sapiens (sapiens = sagesse) ou l'homme de Cro-Magnon c'est un peu nous même précédés de l'homme de Néanderthal précédés par les pithécanthropes (pithécos = singe) et les Australophithèques et j'en passe...

Homo Faber : du latin "faber" "créer avec art et ingéniosité" donc le fabricant, l'artisan, l'ouvrier, le constructeur.

Homo Sexus : sexe en latin... homosexuel (voir Prévert)

ïambe et ïambes et ïambique

- versification antique : pied de 2 syllabes, la première brève, la seconde longue. La légende veut que Iambée personnage mythique inventa l'iambe comme Sappho inventa le vers saphique.

par convention une syllabe longue (—) vaut deux syllabes brèves (UU)

iambe = U— ;

il existe aussi le diïambe, pied composé de 2 ïambes soit U—U— , mesure plus complexe et donc plus rare.

 

les Iambes sont l'une des oeuvres poétiques mal conservée de Callimaque (IIe s. av. J.-C.) découverte sur des papyrus au XXe siècle.

- versification française : iambes (souvent au pluriel) est une pièce de vers satirique violente composée de vers de douze pieds alternant avec des vers de huit pieds. (Les iambes d'André Chénier).

- la poésie ïambique consacrée à la satire et l'invective est représentée par Archiloque, Simonide et Hypponax. Sappho a composé des ïambes considérés comme perdus. Dans le livre IX consacré aux Epithalames est conservé le fragment 119 d'après Reinach et Puech (Alcée-Sapho).

Iambé personnage de la mythologie grecque : esclave thrace, fille du dieu Pan et de la déesse Echo qui aurait égayé par des plaisanteries satiriques la déesse Déméter désespérée de l'enlèvement de sa fille Perséphone. Elle aurait inventé le vers iambique.
iambélégiaque de Iambe et d'élégie. vers employé en Grèce par les lyriques (Alcée, Sapho, Anacréon) et les tragiques. Il se compose d'un dimètre iambique et de la moitié d'un pentamètre ou vers élégiaque. Le fragment 148 de Sapho (Reinach-Puech) est un vers iambélégiaque
incube L'incube (incubus cauchemar) est un démon masculin censé abuser d'une femme la nuit. De sub sous et de cubare coucher, le succube est un démon femelle (diablesse) qui vient la nuit forniquer. (XXe, Dandicolle)
kasbah ou casbah De qaçaba "citadelle" en arabe. 1° citadelle ou palais d'un souverain dans les pays arabes. 2° par extension maison ou quartier. (la "kasbah de Lindos" in Berceuse saphique triple par Daniel Aranjo, 2006, terme arabisant un peu anachronique me semble-t-il mais sans doute à tort pour un poème aux sources sapphiques ? "C'est à cela qu ressemble de nos jours l'acropole de Lindos après la période vénitienne ; sans compter le passé turc de ces îles d'Asie Mineure" répond D. Aranjo (voir Lindos.)
Léandre ou Léandros : héros du poème Héro et Léandre de Musée. Jeune homme d'Abydos citée sur la côte asiatique de l'Hellepont (voir carte). Selon la légende, Léandre était amoureux de la prêtresse Héro sise à Sestos sur le rivage grec opposé et la rejoignait chaque nuit en traversant à la nage. Par une nuit d'orage, Léandre se noya. Héro désespérée se jeta dans la mer.(XXe Dandicolle)
lécythe n. m. Vase grec ancien à anse, en forme de cylindre allongé, à col étroit, à embouchure évasé. Est destiné à contenir de l'huile ou des parfums. (retour, XXe Noël-Jeandet)
Lindos Cité antique de la côte Est de l'île grecque de la mer Egée, Rhodes. "la kasbah de Lindos" in Berceuse saphique triple par Daniel Aranjo (2006) rappelle que l'île, proche de la Turquie, subit des influences historiques multiples et non uniquement hellène. (Rattachée à l'empire d'Orient, Rhodes a subi notamment les invasions arabes).
mètre

- du grec "metron" mesure.

- en versification grecque et romaine le mètre ou le pied est la mesure du vers, en poésie française la mesure du vers est la syllabe et non le pied.

- en physique le mètre est l'unité de mesure de la longueur (symbole m) dans le système métrique. Il fut d'abord défini par raport à la longueur du méridien terrestre (cercle imaginaire passant par les deux pôles de la Terre qui mesure environ 40000 km). Il est aujourd'hui défini par la longueur du trajet parcouru par la lumière dans le vide en un certain laps de temps.

Mnasidica L'un des prénoms féminins cité dans la poésie de Sappho de Lesbos, la beauté de Mnasidika est comparée à la frêle Gyrinno dans les fragments de Sappho (fr. 72 traduit par Reinach) voir notre article sur les femmes dans l'oeuvre de Sappho. (retour XXe, Noël-Jeandet)
Mot à Mot
Dans l'expression "les mots tabous, c'est le tam-tam des mots-mots". Prévert fait probablement allusion à la révolte des Mau-Mau contre les colons anglais, qui éclata au Kénya en 1952 et qui se poursuivi jusqu'en 1956. Le Kénya obtint son indépendantce en 1963. (extrait des notes des O.C. de Prévert édition La Pléiade).
Muse(s) Les Muses sont les filles de Zeus et de Mnémosyne (Mémoire). Elles représentent toutes les activités artistiques et intellectuelles et sont au nombre de neuf d'après le poète archaïque grec Hésiode : Calliope, la poésie épique ; Clio, l'histoire ; Euterpe, le jeu de la flute et la poésie lyrique ; Melpomène la tragédie ; Therpsichore, danse chorale et chant ; Erato la lyre et la poésie lyrique et souvent érotique ; Polymnie les hymnes aux dieux ; Uranie l'astronomie ; Thalie la comédie et poésie bucolique.
Musée Musée : poète grec du Ve s. apr. J.-C. env., auteur d'un poème épique d'Héro et de Léandre.
Mysie Région de l'Asie mineure (Turquie, voir carte)
nautile n. m. 1- Mollusque céphalopode à coquille spiralée. 2-Vase fait d’une conque marine iridée montée sur un pied d’orfèvrerie.(retour, XXe, Noël-Jeandet)
népenthès n. m.  (mot grec "qui dissipe la douleur") 1 - chez les grecs breuvage magique qui dissipait la tristesse, la colère - Plante dont les anciens tiraient cette drogue  2 - plante carnivoire qui croît en Malaisie et à Madagascar. (retour, XXe, Noël-Jeandet)
Néréide Les Néréides sont les jeunes filles de la mer, fille de Nérée, dieu marin, représenté comme un personnage âgé, et de l'Océanide Doris. Thétis et Galatée sont les deux Néréides les plus célèbres. (XXe, contrairement à la tradition, Dandicolle qualifie "sa Sapho" de Néréide de "blonde enfant de Cythère")
nocher (du latin nauclerus, du grec nauklêros, patron de bateau, pilote), Nocher ou nautonnier veilli et poétique : homme chargé de conduire une embarcation, le nocher ou le nautonnier des Enfers = Charon
ocelle n. m.  (latin ocellus, diminutif de oculus, oeil) 1 - Tache arrondie dont le centre et le tour sont de deux couleurs différentes.  2 - En zoologie œil simple des insectes et des arthropodes. (retour, XXe, Noël-Jeandet)
Ophélie voir Hamlet (XX, Apollinaire)
oraison n. f. 1- prière. En liturgie, les trois oraisons de la messe sont la collecte, la secrète et la postcommunion. 2- discours en public tel une oraison funèbre. (retour, XXe Noël-Jeandet)
orichalque n. m. Métal fabuleux des Anciens. (retour XXe Noël-Jeandet)
papegai Perroquet d'Amérique (XXe, Dandicolle)
pléiade n. f. 1- En astronomie avec la majuscule Pléiade : chacune des six étoiles (les Anciens en comptaient sept) qui forme la constellation du Taureau. 2 - Histoire littéraire  : nom donné à sept poètes anciens d'Alexandrie du IIIe s. av. J.-C. ; groupe de sept grands poètes français de la Renaissance 3 - groupe de personnes (généralement remarquables). (retour XXe Noël-Jeandet)
Raul Raul, fameux par son talent pour sa flûte (note pour un poème d'Adélaïde Dufrénoy)
Rhodes En grec Rodos, île grecque de la mer Egée (carte) dont Lindos sur la côte Est, Camiros sur la côte N.-O. et Lalysos sur le mont Philérimos sont les cités antiques fondées par le peuple dorien. Rhodes et (la kasbah de) Lindos absentes de l'oeuvre conservée de Sapho s'avèrent les lieux de l'amie éloignée dans la Berceuse saphique triple par Daniel Aranjo (2006) inspirée des fr. 93 et 96 (traduction Reinach et Puech).
Sabbat 1 - samedi jour de repos conscaré au culte divin dans la religion juive. 2 - par interprétation malveillante des chrétiens, réunion nocturne et bruyante de sorciers et sorcières au moyen âge. 3- danse, agitation frénétique. (XXe, Dandicolle)
Saint-Huberty Mademoiselle Saint-Huberty, actrice de l'académie royale de Musique, célèbre cantatrice, devenue l'épouse de M. d'Entragues. (note pour un poème d'AdélaÏde Dufrénoy)
Scio ou Chio

île grecque au sud de Lesbos et proche des côtes turques de l'Asie mineure. (XXe Dandicolle et carte , XXIe Aranjon)

[En 1822, le massacre de Chio : les Turcs éliminent toute la population de l'île (60 000 victimes) et emmènent les femmes survivantes en esclavage.]

Scylla voir Charybde et Scylla, monstres du détroit de Messine.
subrécargue n.m. "agent embarqué en supplément de l'équipage normal, qui représente les intérêts de l'armateur ou de l'affréteur et veille à la gestion de la cargaison" in Le Petit Robert. lireBerceuse saphique triple par Daniel Aranjo (2006) à rapprocher des fr. 93 et 96 (traduction Reinach et Puech).
succube De sub sous et de cubare coucher, le succube est un démon femelle (diablesse) qui vient la nuit forniquer. L'incube (incubus cauchemar) est un démon masculin censé abuser d'une femme la nuit. (XXe, Dandicolle)
Suse

1) Suse est une ancienne cité de l'Iran archaïque dont le site fut sondé à partir de 185. Suse fut la capitale du royaume de l'Elam dont l'âge d'or dura jusqu'aux campagnes du roi babylonien Nabuchodonosor Ier (vers 1128 av. J.-C.). Elle retrouva son importance à la fin du IVe siècle av J.-C. avec le règne de Darius Le Grand (empire perse achéménide). Quelques découvertes du site enrichissent le musée du Louvre. Suse est encore un lieu de pélerinage autour d'un tombeau qui selon la tradition serait celui du prophète Daniel. (XXIe, Aranjo)

2)Ville du nord d'Italie dans le Piémont, "Iris de Suse" ... les rhizomes des Iris, fleurs ornementales et odorantes, sont utilisés en parfumerie.

térébinthe n. m. Arbre résineux pistachier toujours vert dont on extrait la thérébentine de Chio. (retour, XXe, Noël-Jeandet)
thyrse n.m. Attribut de Bacchus ou Dyonisos (dieu du vin), bâton entouré de feuilles de lierre ou de vigne, et surmonté d’une pomme de pin, que portaient les Bacchantes.( retour Noël-Jeandet/ retour Lamartine)
Tokai ou Tokay ville de Hongrie aux alentours desquels se situent les vignobles du Tokai, vin de liqueur jaune doré. (XXe, Dandicolle)
Vesper  
votif-ive adj. relatif au voeu (retour, XXe Noël-Jandet)
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