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Typographe
puis expéditionnaire
au ministère de l'instruction publique, Pierre-Jean de Béranger
(1780-1857) écrivit d'abord des odes, une comédie
satirique Hermaphrodites , des poèmes épiques
puis trouva sa voix dans la chanson légère où le
sexe, la religion, la patrie et Napoléon sont mis en couplets.
En 1815, à compte d'auteur il édita ses chansons
déjà populaires. En 1821, une nouvelle édition
enrichie fut poursuivie pour outrage aux bonnes murs, offense
envers la personne du roi Louis XVIII, outrage à la morale
publique et religieuse et provocation au port public d'un signe
extérieur de ralliement (Le Vieux Drapeau). Reconnu coupable
de ces deux derniers délits, Béranger fut condamné à trois
mois de prison ferme ; cinq cent francs d'amende et à l'exclusion
de la fonction publique. La diffusion par l'imprimerie Baudoin
des minutes du procès popularisa le chansonnier dans toute
l'Europe. Ces textes furent par la suite édités
clandestinement notamment dans le recueil collectif Le Parnasse
satyrique du XIXe siècle. Elu député en 1848, " le
champion des intérêts populaires " démissionna.
Aussi célèbre qu'Hugo ou Lamartine, apprécié tout
autant du peuple que des intellectuels, il fur honoré de
funérailles nationales.
A
lire ses chansons qui s'amusent de "l'inceste
sororal", du tribadisme conventuel
zoophile et de l'évolution de la condition de
la femme; il n'est pas étonnant que l'avocat général
de l'époque
accusa : " en un mot il voudrait tout détruire,
même
celui qui a tout créé ".
Les deux soeurs ou le cas de
conscience
La Souris
Sermon d'un Carme,
Les Culottes
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