« Profondément
atteinte par la mort de Vivien, Natalie Barney avait écrit quelques poèmes
sur son amie disparue. Désirant les publier, elle s'adressa à son ami le libraire-éditeur Edouard Champion, qui les
communiqua à Rémy de Gourmont. Frappé par leur ton, et sans doute intrigué par leur auteur, Gourmont les fit
publier dans le Mercure de France du 1er Mai 1910. Lorsque la même année, Natalie Barney publiera chez Sansot son petit livre
de maximes Eparpillements, elle glissa l'exemplaire destiné à Gourmont une brève lettre de remerciements.
Ils se rencontrèrent bientôt, et ainsi débuta un commerce d'amitié qui devait durer jusqu'à la mort
de Gourmont, en 1915. Vivien fut donc, involontairement, à l'origine de la rencontre de Gourmont et de son Amazone.»
écrit Jean-Paul Goujon dans sa biographie de Renée Vivien (éditions Régine
Desforges, 1986).
Né dans l’Orne en 1858 à Bazorches-en-Houlmes, Rémy de Gourmont
fut employé à la Bibliothèque Nationale jusqu’à son licenciement pour avoir publier l’article
: Le Joujou Patriotisme !!! Fondateur en 1894 de la revue l’Ymagier, il fut un fidèle collaborateur du
Mercure de France. Victime d’un lippus au visage, sa sensualité s'exprima dans ses écrits et non dans le
mariage. Il s’attacha à la fin de sa vie à Natalie Clifford Barney lesbienne déclarée et écrivit
les Lettres à l’Amazone. Ecrivain prolixe et à succès, conteur et romancier, il est aujourd’hui
davantage reconnu comme l’un des meilleurs critiques littéraires de l’époque symboliste.
Les amateurs de Rémy de Gourmont et leur magnifique site nous proposent vus par leur
auteur préféré :
"Touffes de Violettes"
et "Sappho la poétesse"
http://www.remydegourmont.org/vupar/rub2/vivien/musesdaujourdhui05.htm
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