DU LESBIANISME DANS L'ŒUVRE DE PATRICIA HIGHSMITH (1921-)  

Dans l'histoire des femmes, année après année de 1900 à 1989, intitulée le XXe siècle des femmes, Florence Montreynaud présente l'écrivaine américaine Patricia Highsmith dans un article titré "Meurtres anglais" :

"Monsieur Ripley tue parce qu'on veut le chasser de la maison où il s'est incrusté. Si le héros du roman de Patricia Highsmith (1955) devient un meurtrier, c'est pour que rien ne bouge. Au cinéma, Ripley, séduisant psychopathe dépourvu du sens de la culpabilité, a le visage d'Alain Delon (Plein soleil, de René Clément, 1959, avec Marie Laforêt). La fin est " morale ", car il se fait prendre, contrairement à ce qui se passe dans le roman.
Patricia Highsmith, née en 1921, doit une bonne partie de sa célébrité au cinéma. L'histoire d'un échange de crimes que raconte L'Inconnu du Nord-Express (1950), son premier roman mené de main de maître, inspire à Hitchcock un film célèbre (1951). Wim Wenders adapte Ripley s'amuse pour L'Ami américain; Michel Deville (Eaux profondes) et d'autres cinéastes s'inspirent de ses œuvres. S'ils sont tous européens, est-ce parce que cette Américaine est plus appréciée de ce côté de l'Atlantique, où elle vit depuis 1952 ? Installée successivement dans plusieurs pays, elle fuit le bruit, qui trouble son imagination. En compagnie de ses chats, elle mène une vie d'ermite, renforçant ainsi sa réputation de misanthrope. Elle a publié plus de 30 romans ou recueils de nouvelles.
Par un réseau d'observations minutieuses, souvent cruelles, elle met en place un suspense étouffé qui conduit à un dénouement d'une logique implacable. Le propos est centré sur le comportement et la psychologie du coupable, vu comme une victime. La violence ne se déclenche que lorsque la folie gagne le héros menacé de perdre ses repères. Cette écrivaine classée, à son corps défendant, comme auteur de romans policiers, revendique pour maîtres Henry James et Dostoïevski. Débouchant souvent sur le fantastique (L'Amateur d'escargot, 1975, ou Catastrophes, 1987), le récit peut atteindre l'horreur, comme dans Le Journal d'Edith (1977) qui relate la lente décomposition d'une Américaine ordinaire. Ce texte, qu'elle qualifie de " livre sur le métier de femme", contient une phrase que Patricia Highsmith a faite sienne : " Ne pense pas, mais avance. " Autre livre à part, publié sous le pseudonyme de Claire Morgan, Les Eaux dérobées (1952) est un plaidoyer en faveur des lesbiennes."


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